5/1/2022
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Crédits syndiqués : quel bilan pour 2021 ?

2021 a été marquée par des financements d’acquisition importants, ayant permis de soutenir l’activité. C’était aussi l’année qui annonçait un retour à la normale pour le marché français de la syndication de crédit, fortement perturbé en 2020 avec l’arrivée de la pandémie.

Avant de se plonger dans 2021, remontons un peu le temps pour comprendre l’année qui a suivi. Au printemps 2020, lors du premier confinement, de nombreux grands groupes et ETI avaient souscrit à des financements d’urgence, pour renforcer leur trésorerie face à la forte baisse d’activité. Grâce aux prêts garantis par l’Etat, les montants empruntés ont alors connu une importante hausse, de plus de 100 milliards d’euros.

Revenons à présent en 2021 : en l’absence de ces lignes exceptionnelles, les volumes ont été logiquement plus bas (de 15% environ). Pour autant, l’année a tout de même enregistré un nombre important de grosses opérations. Des « jumbo deals » (autrement dit, des fusions-acquisitions géantes) ont notamment alimenté cette tendance.

Des « jumbo deals » marquants

Selon Laurent Vignon, responsable crédits syndiqués pour la zone EMEA chez Société Générale CIB, la France était l’un des marchés les plus actifs d’Europe dans ce domaine, “avec plusieurs syndications de cette nature portant sur un montant unitaire de plus de 5 milliards d’euros”. À titre d’exemple, des prêts relais d’envergure ont permis le rachat de Suez par Veolia (9 milliards d’euros), d’Equans par Bouygues (6 milliards) ou encore de Hella par Faurecia (5,5 milliards). En ce qui concerne les crédits revolving (RCF), des renouvellements de ces lignes existantes ont également été remarqués, comme pour L’Oréal (5 milliards d’euros), Unibail-Rodamco-Westfield (3 milliards), ou Idemia (1,975 milliard).

Des modalités de financement avantageuses

La concurrence entre les banques a quant à elle atteint son paroxysme, conduisant à une détente des modalités de financement. Cela a notamment réduit « la pression sur les diverses commissions facturées aux emprunteurs », selon Fabrice Yborra, responsable EMEA de la syndication de crédit pour les corporates chez Natixis CIB.  Par ailleurs, alors que les crédits syndiqués accordés en 2020 n’affichaient pas une durée excédant trois ans, la maturité standard des lignes octroyées est repassée à cinq ans en 2021.

2022 : une année qui s’annonce de bon augure ?

Finalement, face aux craintes autour du variant Omicron, les banques sont restées prudentes et sélectives en fin d’année. Toutefois, les perspectives s’annoncent favorables pour 2022 grâce aux liquidités abondantes des établissements bancaires.

Source : Option Finance n° 1636 - janvier 2022

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