13/4/2021
12/7/2021

Les banques européennes craignent un "credit crunch" lié aux impacts comptables des restructurations de créances

Se préparer au pire. C'est la position de l'Autorité bancaire européenne (EBA), qui redoute que les impayés ne viennent alourdir les bilans des banques et peser sur le crédit. Bien que les créances douteuses (dites de "niveau 3") ont affiché en 2020 sur le continent européen un repli de 10% sur un an (pour un total de 500 milliards d'euros), le régulateur y voit le calme avant la tempête, avec +23% de créances de niveau 2 sur la même période (1 200 milliards d'euros). Les banques européennes militent de leur côté dans Les Echos pour une approche plus mesurée de ces créances à risque, notamment quant à la classification quasi-automatique des crédits restructurés en défaut. En effet, les règles actuelles définies par l'EBA contraignent les banques à provisionner ces créances restructurées dites "non-performantes" et donc à terme restreignent l'offre de crédit. Un cercle vicieux, dans le contexte actuel, dénoncé par les banques qui appellent à un ajustement temporaire du seuil de perte probable de 1 à 5% de la créance après restructuration, pour qualifier des créances restructurées en créances "non-performantes". Objectif : donner aux banques plus de souplesse pour restructurer une dette et mieux accompagner les emprunteurs. Une proposition qui n'a, pour le moment, pas convaincu le régulateur.

Source : Les Échos

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